King Kong Théorie

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(c) S. Schmit

Samedi 30 janvier – 20h

King Kong Théorie

Théâtre
Dès 15 ans 

 

Trois voix, trois corps, trois femmes interprètent le texte percutant de Virginie Despentes pour nous toucher et nous transformer. C’est le partage d’un moment au rythme punk rock sur des images chocs que nous connaissons bien. Dire des vérités en scandant des slogans où le rire est toujours le plus fort, quoi de plus tentant… Un parfait mélange entre réflexion et vécu, reconnu d’utilité publique pour sa pertinence, ses qualités artistiques, son enjeu sociétal et d’actualité.

Ce manifeste féministe claque comme un gros coup de Doc Martens à la tête des conventions patriarcales. Plus que jamais d’actualité, voici un texte clairvoyant, ironique et punchy, servi par un trio de comédiennes habitées qui rappellent que « comprendre les mécaniques de notre infériorisation […], c’est comprendre les mécaniques de contrôle de toute la population. »  

“Aujourd’hui, nous n’avons plus le choix. Plus exactement, nous n’avons d’autre choix que de porter sur scène ce texte. King Kong Théorie est une évidence. Il est notre évidence. (…) afin d’exposer le débat politique qui se joue à travers les rapports humains et la place accordée aux femmes aujourd’hui. (…) l’enjeu est de taille : lorsqu’il s’agit de comprendre les mécaniques d’infériorisation des femmes, il s’agit surtout de comprendre les mécaniques de contrôle de toute la population. Nous ne savons pas où nous mènera/mènerait cet inconnu qu’est « la révolution des genres » mais si nous restons passifs et immobiles par contre, nous savons très bien où l’on va, nous régressons vers une société de moins en moins libre et de plus en plus soumise, fliquée. Une révolution « féministe » est forcément une révolution sociale qui bénéficie à tous.”  

 

Au Centre Culturel « Jean Degouys » Rue Joseph Wauters, 20 à Quevaucamps.

« J’écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. Et je commence par là pour que les choses soient claires : je ne m’excuse de rien, je ne viens pas me plaindre. (…) J’écris donc d’ici, de chez les invendues, (…) aussi bien et dans la foulée que pour les hommes qui n’ont pas envie d’être protecteurs, ceux qui voudraient l’être mais ne savent pas s’y prendre, ceux qui ne savent pas se battre, ceux qui chialent volontiers, ceux qui ne sont pas ambitieux, ni compétitifs, ni bien membrés, ni agressifs (…) Parce que l’idéal de la femme blanche séduisante mais pas pute, travaillant mais sans trop réussir, (…) restant indéfiniment jeune sans se faire défigurer par les chirurgiens esthétiques, maman épanouie mais pas accaparée par les couches et les devoirs d’école, (…) cultivée mais moins qu’un homme, cette femme blanche heureuse qu’on nous brandit tout le temps sous le nez, (…) je crois bien qu’elle n’existe pas. » Virginie Despentes 

Texte Virginie Despentes – Avec Delphine Ysaye, Marie-Noëlle Hébrant, Maud Lefebvre – Mise en scène Julie Nayer, assistée par Lisa Cogniaux – Création sonore et musique Ludovic Romain – Création lumières Félicien Van Kriekinge. Une coproduction Théâtre Jardin Passion et Théâtre de la Toison d’Or. Pièce reconnue d’utilité publique par la COCOF.

Avec le soutien des tournées Art et Vie.

Entrée : 12€ / 10€ (prévente) / 9€ (membres) / 6€ (-26 ans) / 1,25€ (Art27)